Saisons
Saison des pluies en Thaïlande : faut-il vraiment éviter d'y aller
Il ne pleut pas en continu, mais une à deux heures en fin de journée. Ce que l'on y gagne et ce que l'on y perd, sans enjoliver.
Vérifié le auprès du service météorologique thaïlandais et l'Organisation météorologique mondiale. Cette page est mise à jour quand les règles changent.
Si vous êtes ici, c'est probablement que vos dates tombent entre mai et octobre et que quelqu'un vous a dit d'éviter. La réponse honnête est qu'on peut très bien voyager en Thaïlande pendant la saison des pluies, et que beaucoup le font exprès. Mais il y a trois contraintes réelles, et une situation où c'est un mauvais calcul.
Le malentendu vient du mot. « Saison des pluies » évoque une pluie continue pendant six mois. Ce qui se passe, c'est plutôt une à deux heures d'averse violente en fin d'après-midi, puis un ciel qui se dégage. On organise sa journée autour, comme les habitants le font.
Quand elle tombe, et où
| Région | Saison des pluies | Le pire mois |
|---|---|---|
| Bangkok et le centre | de mai à octobre | septembre et octobre |
| Nord, Chiang Mai | de mai à octobre | août et septembre |
| Isan, nord-est | de mai à octobre | août et septembre |
| Côte Andaman, Phuket et Krabi | de mai à octobre | septembre et octobre |
| Côte du golfe, Koh Samui | d'octobre à décembre | novembre |
La dernière ligne est celle qui sauve les voyages. La côte du golfe est décalée : en juillet, quand Phuket est arrosée, Koh Samui est au sec. En novembre, l'inverse. Un séjour prévu en pleine mousson peut donc se sauver en changeant de côte, pas de dates. Le comparatif des deux mers est sur la pageîles de Thaïlande.
Ce qu'on y gagne
Les prix. C'est la basse saison, et l'écart sur l'hébergement est considérable, souvent de moitié sur une même chambre. Les vols internationaux suivent la même logique.
L'absence de foule. Les grands temples de Bangkok, les points de vue, les plages connues : tout ce qui est saturé de décembre à février redevient praticable.
Le paysage. La végétation est à son maximum, les rizières sont vertes, et les cascades ont de l'eau, ce qui n'est pas le cas en saison sèche où beaucoup se réduisent à un filet.
Les trois contraintes réelles
La mer et les bateaux
C'est la vraie limite, et elle est concrète. La mer est agitée, l'eau moins claire, etdes liaisons en bateau peuvent être suspendues sans préavis. La plongée perd beaucoup de son intérêt côté Andaman.
Conséquence pratique : prévoyez une marge d'au moins un jour entre le départ d'une île et un vol international. Ce n'est pas de la prudence excessive, c'est le scénario qui se produit chaque année.
L'humidité
Trente degrés en saison sèche et trente degrés en saison des pluies ne se ressemblent pas. Le linge ne sèche pas, la marche est plus pénible, et la climatisation devient un critère de choix d'hébergement plutôt qu'un confort.
Les journées perdues
Elles existent, surtout en septembre et octobre. En ville, elles s'occupent facilement.Sur une petite île sans plan de repli, une journée de pluie est une journée perdue, et c'est là que le calcul peut basculer.
Quand c'est un mauvais calcul
Sur un séjour court, une semaine ou moins, entièrement sur une île.Deux journées de pluie sur sept, c'est près d'un tiers du voyage, sans rattrapage possible. Sur trois semaines, les mêmes deux journées ne pèsent rien.
Si la plongée est le motif du voyage, côté Andaman en particulier.
Et en septembre ou octobre spécifiquement, les deux mois les plus arrosés sur l'essentiel du pays. Juin et juillet sont nettement plus cléments que leur réputation.
Comment s'organiser
Sortez tôt. Les matinées sont le plus souvent dégagées, les averses viennent en fin d'après-midi. Les temples et les marchés se font le matin, le reste s'adapte.
Gardez un plan de repli par jour : un musée, un cours de cuisine, un massage, un marché couvert. C'est ce qui transforme une journée perdue en journée différente.
Ne réservez pas tout à l'avance. C'est justement la période où l'on trouve sur place, et où la souplesse permet de suivre le beau temps d'une côte à l'autre.
En résumé
La saison des pluies dure de mai à octobre sur l'essentiel du pays, et d'octobre à décembre sur la côte du golfe, ce décalage permettant souvent de sauver un voyage sans changer de dates. Il ne pleut pas en continu mais une à deux heures en fin de journée. On y gagne des prix divisés par deux, des sites vides et des paysages verts. On y perd la mer calme, les bateaux fiables et parfois une journée sur sept. À éviter sur un séjour court entièrement insulaire, et en septembre ou octobre. Pour choisir un mois précis, voyez quand partir en Thaïlande.
Peut-on voyager en Thaïlande pendant la saison des pluies ?
Oui, et beaucoup le font. Il ne pleut pas en continu : la mousson se manifeste surtout par des averses violentes de fin d'après-midi, suivies d'un ciel dégagé. Les prix baissent nettement et les sites se vident. Les vraies contraintes sont la mer agitée, les liaisons en bateau parfois suspendues, et l'humidité.
Quand est la saison des pluies en Thaïlande ?
De mai à octobre sur la majeure partie du pays et sur la côte Andaman, portée par la mousson du sud-ouest. La côte est du golfe, autour de Koh Samui, suit un calendrier décalé, avec un maximum en novembre.
Combien de temps pleut-il par jour pendant la mousson ?
Le plus souvent une à deux heures, en fin d'après-midi ou en début de soirée, sous forme d'averses intenses. Les journées entièrement pluvieuses existent, en particulier en septembre et octobre, mais elles restent l'exception plutôt que la règle.
Quels sont les avantages de voyager en saison des pluies ?
Des prix d'hébergement et de vol nettement plus bas, des sites et des temples sans foule, une végétation à son maximum et des cascades en eau. C'est la période où le rapport entre ce qu'on voit et ce qu'on paie est le meilleur.
Que faire s'il pleut toute la journée en Thaïlande ?
Les villes offrent de quoi occuper une journée entière à couvert : temples, marchés couverts, centres commerciaux climatisés à Bangkok, massage, cours de cuisine. Sur une île, une journée de pluie sans plan de repli est en revanche une journée perdue.
Les bateaux circulent-ils pendant la saison des pluies ?
Les liaisons principales sont maintenues, mais des traversées peuvent être suspendues sans préavis quand la mer est trop agitée. Il faut prévoir une marge d'au moins un jour entre une île et un vol international.